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Bismillahi Rahmani Rahim

A l'heure où l'individu et la société sont en crise, le retour à la croyance en un Dieu Unique est primordial. De plus en plus de personnes prennent conscience que cette existence n'est pas un jeu et qu'il y a un but sur cette Terre.

Ainsi, chacun doit chercher à connaitre Allah, Celui qui nous a créé et doit savoir qu'Il ne nous a pas abandonné.

Au contraire, Il nous a donné une raison, des facultés afin d'observer, de méditer et de comprendre le sens de cet univers. De plus, Allah nous a envoyé des Messagers afin de nous montrer la voie de rectitude.

Nous nous devons de comprendre les grands principes de l'islam, l'esprit et les objectifs de ce mode de vie qui nous élève.

"Annonce (Ô Mohammed) à ceux qui croient et pratiquent de bonnes oeuvres qu'ils auront pour demeures des jardins (Paradis) sous lesquels coulent les ruisseaux..." (sourate baqara; verset 25)  

S'acquitter de la Zakât oul Fitr en monnaie...(Mohamed Patel)
tiré du site la page de l'islam.

Question: Quels sont les avis des savants concernant le fait de s'acquitter la Zakât oul Fitr en monnaie ? Quels sont les arguments à ce sujet ?



Réponse: Soufyân At Thawri r.a. et Abou Hanîfah r.a. ainsi que ses élèves (dont Mouhammad Ach Chaybâni et Abou Yoûsouf r.a.) étaient d'avis qu'il est permis de s'acquitter de la Zakât oul Fitr en donnant l'équivalent en monnaie du poids d'aliments prescrit par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Des rapports indiquent que le Calife Oumar Ibné Abdil Aziz r.a., Hassan Basri r.a. et Atâ' r.a. étaient également de cet avis. Face à eux, l'Imâm Ach Châféi r.a., l'Imâm Ahmad r.a., l'Imâm Mâlik r.a. et un très grand nombre d'autres savants sont d'avis que la Sadaqat-oul-Fitr ne peut être donnée qu'en nature.

Pour ce qui est de l'argumentation de l'Imâm Abou Hanîfah r.a., en fait, en matière de Sadaqat-oul-Fitr, il suit la même approche qu'en ce qui concerne l'aumône obligatoire, la Zakâte. Pour lui, dans cette aumône, c'est l'aspect d'entraide sociale qui est fondamental et qui prime; ainsi, alors que les savants châféites, mâlékites et hambalites prennent avant tout et surtout le côté rituel de la Zakâte en considération (d'où la position qui consiste à ne permettre l'acquittement de la Zakâte que de la façon indiquée par les références authentiques rapportées du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), comme c'est le cas pour les autres "Ibâdâtes" (actes d'adoration)), pour les hanafites, la Zakât est surtout un devoir financier imposé aux riches afin de satisfaire aux besoins des plus démunis: A partir de là, les hanafites sont d'avis que l'essentiel est de satisfaire au mieux les besoins du pauvre et du nécessiteux. Ils permettent donc toute méthode d'acquittement qui respectera cet objectif.


D'où la divergence qui existe au sujet de celui qui possède du bétail ou une exploitation agricole par exemple et qui doit s'acquitter de la Zakâte sur ses animaux ou ses récoltes:

- L'Imâm Ach Châféï r.a. considère que, dans ce cas, la Zakâte ne peut être acquittée qu'en nature (en donnant des animaux bien déterminés ou une partie des récoltes), suivant ainsi les indications rapportées explicitement du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à ce sujet.

- L'Imâm Abou Hanîfah r.a. pour sa part est d'avis que l'on peut s'acquitter de cette Zakâte de deux façons: Soit en donnant des animaux ou une partie de la récolte, soit en distribuant l'équivalent du prix des animaux ou de la récolte en monnaie ou sous la forme d'un autre bien matériel.


Il est à noter que cette façon de procéder de l'Imâm Abou Hanîfah r.a. en ce qui concerne la Zakâte est en accord avec la pratique qui est rapportée de certains Compagnons (radhia Allâhou anhoum) (comme Mouâdh (radhia Allâhou anhou), qui avait demandé aux gens du Yémen de s'acquitter de la Zakâte de leurs récoltes en donnant des étoffes, leur expliquant que cela serait plus aisé pour eux (vu que leur activité principale était justement la confection des étoffes)…): C'est d'ailleurs pour cette raison que, sur cette question, l'Imâm Boukhâri r.a. semble avoir un avis similaire à celui de l'Imâm Abou Hanifah r.a., comme le relève l'Imâm Nawawi r.a. et Ibné Rouchd r.a.


Bref, en ce qui concerne la Sadaqat-oul-Fitr, l'Imâm Abou Hanîfah r.a. suit donc la même logique: Comme c'est l'aspect d'entraide matérielle qui prime, toute méthode d'acquittement qui permettra de réponde au mieux à cela sera acceptée et considérée comme valide.

En cela, les hanafites suivent donc l'esprit de ces propos attribués au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et rapportés notamment par Dâr Qoutniy r.a.:

"Mettez-les (c'est à dire les personnes nécessiteuses) à l'abri (de la demande) en ce jour."


Donner de la monnaie au pauvre constitue aussi un moyen de les mettre à l'abri de la demande et de satisfaire ses besoins.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !
9-10-2007

AFP

Une trentaine d'ONG réunies lundi à Jaen (sud) ont tiré la sonnette d'alarme sur le phénomène montant de l'islamophobie à travers l'Europe et appelé les gouvernements à l'action contre les discriminations dont souffrent les 15 millions de musulmans européens.

"La situation est très grave" a résumé l'islamologue algérien Mustapha Chérif, appelant l'Europe à "donner l'exemple" dans la lutte contre l'intolérance anti-Islam.

"L'islamophobie est un phénomène en expansion" a confirmé Jasser Auda, représentant de l'association britannique Forum against islamophobia and racism, avant d'insister sur l'importance des programmes éducatifs pour lutter contre le phénomène.

L'Espagne organise une conférence internationale sur "l'intolérance et la discrimination envers les musulmans", mardi et mercredi à Cordoue (sud) sous l'égide de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont Madrid exerce actuellement la présidence tournante.

Avant ce rendez-vous officiel, qui comptera la participation de représentants de 56 pays membres de l'OSCE et du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, les ONG ont organisé leur propre sommet, lundi à Jaen, une ville proche de Cordoue.

"Il est bon d'attirer l'attention des gouvernements, d'accroître leur niveau de conscience sur le sujet", a expliqué à l'AFP l'un des participants, Aydin Suer, porte-parole de Femyso, une confédération européenne d'associations de jeunes musulmans.

Il n'y a pas de solution toute faite pour combattre l'islamophobie, ont reconnu les organisations. "Le problème est complexe et les solutions elle-même sont complexes", a estimé M. Suer.

"On ne peut blâmer uniquement l'éducation ou les médias" pour véhiculer des images négatives, des stéréotypes sur les musulmans, et "nous devons, nous aussi musulmans, nous remettre en question", estime M. Suer.

La trentaine d'ONG doit pointer un certain nombre de recommandations à apporter à la conférence officielle de l'OSCE mardi et mercredi.

"Ce sera le message de la société civile" aux gouvernements réunis à Cordoue, a expliqué José Maria Ferré, ambassadeur spécial de l'Espagne en charge des relations avec les communautés musulmanes.
       Les sermons de notre noble Prophète (r) sont les sermons les mieux détaillés et qui prodiguent les meilleurs conseils. Il a su allier à ses sermons édifiants une transmission efficace du message et un vocabulaire concis. Jamais un homme n’a prodigué de paroles au bénéfice aussi vaste, dont le sens est aussi clair et l’énoncé aussi véridique. 

       Elles ont laissé les meilleures empreintes grâce à une élocution très aisée et embellie par les meilleurs conseils. En effet, Allah lui a octroyé la concision (jawâmi’oul-Kalim) dans le discours et l’a distingué par des sagesses d’une grande ampleur, comme cela est confirmé dans les deux recueils authentiques d’après Abû Hureyra (
t) où le Prophète (r) a dit :

« On m’a octroyé (pour ma mission) la concision dans le discours (jawâmi’oul-Kalim). »[Rapporté par el Boukhari (2977) et Mouslim (523).

       El Adharî -Dieu lui fasse miséricorde - a donné l’explication suivante :

« Un discours concis (jawâmi’oul-Kalim), d’après ce que l’on m’a rapporté, signifie qu’Allah lui a permis d’avoir un discours dont l’énoncé est porteur d’innombrables sens en n’exprimant qu’une ou deux phrases et qui prenait auparavant beaucoup plus de place dans les livres anciens. »

       En méditant sur ses sermons (r) on pourra y trouver à la fois l’exhaustivité, le bon conseil et l’éloquence. Il adaptait également ses sermons aux besoins et aux intérêts de l’assemblée. Mais la plupart du temps toutefois, ses discours étaient centrés sur les louanges et les éloges dus à Allah, sur Ses actions, Ses Parfaits Attributs, Ses bienfaits, les principes de l’Islam, le Paradis, l’Enfer, la Résurrection , l’incitation à la piété en mettant l’accent sur les œuvres entraînant la Colère d’Allah et celles engendrant Sa Satisfaction. Le pèlerinage est donc une occasion propice et une opportunité précieuse pour prodiguer le bon conseil, orienter les gens, attirer leur attention, leur enseigner et leur montrer le chemin à suivre. Les cœurs (à cette occasion) sont ouverts (au conseil sincère), les âmes sont sereines et remplies d’ardeur à faire le bien.

       Il est ainsi opportun pour les prêcheurs de redoubler d’efforts et de concentrer leur attention, à l’occasion de cette période bénie, dans des actions comme le bon conseil, l’enseignement, l’orientation, en restant fidèle aux enseignements de leur noble Prophète et en suivant son bel exemple. En effet, ils doivent veiller à centrer leur discours sur le prêche du prophète et sur ses orientations d’où ils puisent le bon conseil et leurs explications. Certes, il est le meilleur conseiller qui soit, le modèle parfait pour tout prêcheur, de même qu’il est le maître de tous les guides. (Vous avez en la personne du Messager d’Allah, un bon exemple, pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier, et qui invoque Allah énormément).[2]

 

 

 

   Les sermons que le Prophète (r) a prononcés en particulier au cours du Pèlerinage d’Adieu, sont d’une extrême importance. Ils correspondent aux recommandations d’une personne proche de la mort. Contrairement à d’autres situations, lorsque l’approche de la mort est ressentie, on ne donne de nos paroles et de nos actes que ce qui émane du plus profond de soi.

        Il a d’ailleurs fait allusion à cette réalité dans son sermon du Pèlerinage d’Adieu, en ces termes : « Quant à moi, il est possible que je ne sois pas présent le prochain Pèlerinage. »[3] Il commençait alors, à faire ses adieux aux gens et ils en ont conclu que : « C’est le Pèlerinage d’Adieu. »  Voilà pourquoi ibn ‘Abbâs (y) a déclaré au sujet de ce fameux sermon :

        « Par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains ! C’est son testament (ou sa recommandation) à sa communauté. » Rapporté par al Bukhârî.[4]

         Plusieurs éléments dévoilent l’immense importance de ce sermon, notamment :

       Premièrement : le Prophète (r) a fait ses adieux à l’humanité peu de temps après. Ce sermon est donc comparable aux recommandations du mourant comme nous l’avons déjà expliqué.

        Deuxièmement : le Prophète (r) a enjoint aux gens de s’abstenir de parler en cette occasion. Autrement dit, il leur a demandé de garder le silence. D’après el Bukhârî et Muslim, selon Jabir ibn ‘Abd Allah el Bajalî (y), le Prophète (r) lui a demandé au cours du Pèlerinage d’Adieu : « Enjoins aux gens de garder le silence ! »[5] Cela prouve l’importance de l’événement. En effet, le discours portant sur l’intérêt des gens, la base de leur bonheur et de leur béatitude sur terre et dans l’au-delà, il convenait ainsi de leur demander de garder le silence. Dans un premier temps, le silence était le meilleur moyen de leur faire ancrer le savoir et de rendre ses paroles profitables. A partir de là, cela les incitera à œuvrer pour les élever.  Il a été rapporté que Sufyân at-Thawrî et d’autres ont dit :

        « Le savoir à ses débuts, c’est l’écoute, puis le silence, ensuite c’est de le retenir, puis c’est de le mettre en pratique, et enfin c’est de le propager. »

        Troisièmement : le Prophète (r) se mettait en évidence au cours de son sermon pour mieux se faire entendre. D’après le Musnad, selon Abû Oumama el Bahilî (y) : « J’ai entendu le Messager d’Allah (r) prononcer un sermon aux gens au cours du Pèlerinage d’Adieu. Il était sur el Jad’a (le nom de sa chamelle), Il se tint debout sur ses étriers pour mieux être vu, et d’où il s’écriait : m’entendez-vous ? » [6]

        Quatrièmement : En ce fameux jour, Allah (U) a parfait l'ouïe des gens, de sorte qu’ils pouvaient entendre le sermon depuis leurs campements. D’après les Sunan de Nassâ-î, selon ‘Abd Rahman ibn Mou’adh (y) : « Le Messager d’Allah (r) nous a prononcé un sermon à Mina. Allah a alors amélioré notre ouïe à tel point que nous entendions ses paroles alors que nous étions dans nos campements. » [7]

         Cinquièmement : il s’est fait aider (r) par des hérauts pour mieux transmettre son message. D’après les Sunan d’Abû Dâwûd, selon Nafi’ ibn ‘Amr el Mozani : « J’ai vu le Messager d’Allah (r) donner un sermon aux gens à Mina peu avant le zénith, monté sur une mule blanche (ou tachetée), tandis qu‘Ali se faisait l’écho de ses paroles. Des gens étaient debout et d’autres assis.»[8]

         « Tandis qu‘Ali (y) se faisait l’écho de ses paroles » : signifie qu’il transmettait ses paroles aux personnes qui se trouvaient loin du Prophète (r).

        Le sixième point : ce point concerne ses paroles (r) au cours du sermon en question : « Ne vous ai-je pas transmis (le message) ?

       -          Oui ! Ont-ils répondu. 
       -          Ô  Allah ! Sois-en Témoin. » [9]
Il répéta cela plusieurs fois.

         Septièmement : il a enjoint aux personnes présentes de transmettre le message aux absents. Selon Abû Bakra, d’après  les deux recueils authentiques, le Prophète (r) a déclaré : « La personne présente doit transmettre (le message) à celle absente ; une personne l’ayant reçue est susceptible de mieux le comprendre que celle qui l’a entendu. »[10]

         Huitièmement : il a eu recours dans son sermon (r) à des procédés d’encouragement et de mise en garde qui attirent l’attention. « Ne vous ai-je pas transmis (le message) ? » «  Que la personne présente transmette (le message) à celle absente ! » « Surtout, ne devenez pas mécréants après moi en brandissant vos épées les uns contre les autres. »

        Il a eu recours dans son discours à ce genre de tournures à maintes reprises. Dans ce registre, il a utilisé certains procédés pour appuyer ses dires comme : « Votre sang et vos biens sont sacrés comme ce jour-ci est sacré, au cours de ce mois sacré, et sur votre terre. » [11] Ce procédé à pour but de susciter l’attention, de donner de la force au discours, et de l’ancrer dans les mémoires.

         Neuvièmement : en se penchant sur le contenu de ce sermon extraordinaire et ses significations bénies, on pourra se rendre compte que le Prophète (r) a établi les principes de du  pur culte monothéiste, tout en détruisant les principes du paganisme et de l’associationnisme (polythéisme). Il y a établi, également, l’interdiction de commettre les péchés que les peuples - toute confession confondue - s’accordent à interdire, etc.

         Voici donc quelques notions que contient ce magnifique sermon. Nous allons nous attarder sur quelques-unes d'entre elles au fur et à mesure des chapitres par la Volonté d’Allah (U). Ces éléments réunis dénotent clairement l’importance du sermon du Prophète (r) à l’occasion du Pèlerinage d’Adieu, tout comme ils démontrent l’éminente importance de se pencher dessus. Tout musulman petit ou grand, homme ou femme, doit ressentir ce besoin immense d’en prendre connaissance.

      Que Dieu nous fasse découvrir sa Tradition pour nous guider sur ses traces !







Un homme, Une mission

par Annie GUERIN, aux éditions AKFAR 1993

Quelques extraits de l'ouvrage:

Forte d'un milliard de croyants, la religion musulmane trouve en la personne de Ahmed Hoosen DEEDAT un de ses plus fervents défenseurs à l'heure actuelle.

Tout semble avoir commencé pour Ahmed DEEDAT alors qu'il était employé dans un petit magasin tenu par un juif qui l'encensait quotidiennement de citations et de remarques à connotations religieuses.

"La vie était devenue impossible, dira-t-il, d'autant que nous n'avions pas les moyens de répondre". Afin de pallier cette lacune, Ahmed DEEDAT s'engage dans la lecture, entre autres, des différents Evangiles, du Nouveau et de l'Ancien Testament. Après des études et des recherches minutieuses dans ces livres saints, il sera à même de déclarer : "Pour chaque point que vous avancerez au crédit de votre religion, j'en donnerai dix contre". Cette dernière phrase résume d'ailleurs assez bien l'état d'esprit du personnage que nous nous proposons d'étudier.

L'Homme

Ahmed Hoosen DEEDAT voit le jour en 1918 a Tadkeshvar dans la Province de Surat, à l'Est de l'Inde.

I1 n'a que neuf ans lorsqu'il rejoint son père, Hoosen Qassim DEEDAT, en Afrique du Sud, où il est employé comme tailleur dans Grey Street. Tous deux s'installent alors à Durban.

I1 découvre alors en Afrique du Sud le racisme et l'oppression. Les personnes de couleur sont en effet une minorité écrasées par les White Rulers (Les législateurs blancs) comme il se plaît à les appeler. Bien que très jeune, il souffre énormément de cette situation mais en ressortira quelques années plus tard renforcé dans ses convictions, qu'elles soient d'ailleurs religieuses ou politiques.

Une scolarité effectuée à l'école islamique, Anjuman Islamic Madressa située dans Pine Street, lui permet d'étudier notamment l'Islam et l'Anglais. Par la suite, il poursuit sa scolarité à l'école laïque située dans Cross Street, puis à l'école gouvernementale de Carlisle Street. Enfin il termine ses études en 1934 et trouve alors un emploi dans un magasin de Waschbank prés de Greytown dans la région du Transvaal, région située au nord est de l'Afrique du Sud, puis à la Mission Adams à Amanzimtot. Cette mission chrétienne marquée a jamais Ahmed DEEDAT. En effet, s'il travaille en tant que vendeur dans un petit magasin, il y a, à proximité de cette mission, un centre de formation pour missionnaires chrétiens. Des missionnaires qui se plaisent à s'essayer régulièrement sur les jeunes musulmans employés dans la mission. Ainsi Ahmed DEEDAT est lui aussi mis à l'épreuve et se voit poser des questions qui lui paraissent parfois inattendues et auxquelles il ne sait que répondre.

Pourquoi Mohammed a-t-il impose l'Islam par l'épée ? Comment se fait-il que Mohammed ait eu plusieurs femmes ? Savez-vous que le Coran est le plagiat de la Bible ? Autant de questions qui indisposent le jeune DEEDAT qui, faute de formation et de connaissance de l'islam, ne peut répondre. II souffrira d'ailleurs énormément de cette situation que lui imposent les missionnaires chrétiens. Une situation qui n'est pas d'ailleurs sans rappeler celle qu'il connut en Inde avec les missionnaires britanniques ! Mais la conjoncture économique mauvaise, à cette époque, l'oblige à conserver l'emploi qu'il a et donc à souffrir des remarques désobligeantes de ces missionnaires.

C'est alors qu'il découvre un ouvrage qui lui ouvrira toute grande les portes de la connaissance de l'islam. L'ouvrage, publié en 1915, soit trois ans avant sa naissance comme se plaît à le faire remarquer Ahmad DEEDAT, s'intitule "Izharu al-haqq" (La vraie vérité). Cet ouvrage qui empeste le "mildiou" - c'est en ces termes qu'il en parle - lui fait découvrir l'islam et lui permet d'acquérir une bonne approche de sa religion afin de la transmettre à son entourage. Ce livre arme Ahmed DEEDAT, lui fournit du matériel afin d'assurer la défense de l'islam qu'il sent attaqué de toutes parts par les missionnaires. Dès lors, fort des enseignements de cet ouvrage, il organise des rencontres avec d'autres personnes et leur parle de la religion, de sa religion. Ces rencontres se multiplient et son auditoire est toujours plus important.

C'est au cours d'une réunion à laquelle il assiste qu'il fait la connaissance d'un Anglais musulman, M. FAIRFAX. Celui-ci enseigne la religion comparative, et donne notamment des conférences ayant pour thèmes les prophéties telles qu'elles sont relatées dans la Bible. Ahmed DEEDAT suit ces cours avec assiduité. Alors que M. FAIRBAX sera absent, il proposera de le remplacer, un remplacement qui durera trois années avec un auditoire toujours plus important. "Enseigner fut pour moi la meilleure façon d'étudier !" déclare t'il alors.

Si tout semblait le destiner à devenir employé de bureau, vendeur ou peut-être à terminer une carrière qui s'annonçait prometteuse à un poste de direction, déjà le caractère de Ahmed DEEDAT s'affirme et laisse présager une carrière d'orateur...

Parallèlement à son emploi de vendeur, il suit des cours du soir au Collège technique M.L. Sultan. Il y étudie la dactylographie, la comptabilité et les mathématiques, entre autres matières.

Ses cours l'intéressent de plus en plus et il s'investit énormément dans ses études. I1 s'inscrit également à des cours ayant trait à la radio, à l'électricité et quelques autres matières techniques. I1 devine déjà qu'il ne pourra pas rester en Afrique du Sud, il se découvre une âme voyageuse. Alors il acquiert le maximum de connaissances et décide d'économiser parcimonieusement en vue d'un prochain départ.

C'est ainsi qu'en 1949 se réveille de façon encore plus violente cette envie longtemps refoulée : partir ! C'est le Pakistan qui retiendra son attention. Un pays qui lui rappelle sans doute l'Inde ou il a vu le jour et qu'il a quitté jeune adolescent. Il séjournera trois ans au Pakistan. Trois années durant lesquelles son expérience de la vente et de l'administration lui seront des plus utiles. I1 est employé au sein d'une manufacture textile. Au terme de ces trois années, des raisons administratives l'obligent à faire un choix : repartir pour l'Afrique du Sud ou opter pour la nationalité pakistanaise. Il décide de retourner en Afrique du Sud.

Dés son retour, un poste à responsabilité lui est offert au sein de l'usine ou il était employé auparavant : l'ancien directeur étant décédé, un poste est vacant, il l'accepte aussitôt. Sept ans après, sa décision ferme et définitive est prise : désormais, il travaillera à la propagation de la religion islamique dans le monde. A partir de ce moment là, il consacrera la majeure partie de son temps à la mission qu'il s'est alors fixée.

Il s'attache dés lors à travailler le coté psychologique de son projet, il cherche à développer sa confiance en lui, il participe à des conférences et des symposiums et organise des rencontres avec de nombreuses personnalités afin de débattre des questions religieuses, de soulever des points d'actualité et de répondre à toutes interrogations d'un point de vu religieux. Ses connaissances en matières de christianisme, de judaïsme et d'islam sont sans nul doute le fait de toutes ces entrevues et d'un travail très minutieux de mémorisation, d'analyse et de synthèse.

Sa carrière d'orateur débute réellement en 1954, avec pour cadre le Théâtre Avalon. Les conférences qu'il donne se succèdent et connaissent un succès qui l'étonne d'ailleurs, lui qui autrefois restait muet devant les arguments de son employeur juif et des missionnaires chrétiens.

Sa popularité croissante le surprend toujours. I1 est ainsi invité à donner des conférences à l'occasion de festivités religieuses. Un groupe de touristes, un jour, l'a même invité à se rendre à Johannesburg afin de donner une conférence pour la célébration de l'anniversaire du Prophète Mohammed. Il effectue, grâce à cette conférence, son premier vol en avion. Nous sommes en 1958 !

"Johannesburg, alors pourquoi pas Durban ?" se dit-il.

En décembre 1958, il donne alors une première conférence, puis une seconde à Durban. Peu de temps, après l'occasion lui est donnée de s'installer à 75 kilomètres de Durban. I1 fonde le centre "As Salaam" (la paix) qui se veut être une mission de formation pour musulmans. C'est en quelque sorte déjà l'ébauche du futur IPCI (Islamic Propagation Centre International - Centre International de Propagation Islamique).

L'évolution du nombre de ses conférences et leur succès le conduisent à décider en 1959 de "faire carrière" en temps qu'orateur. Dés lors, il donnera régulièrement des conférences devant un auditoire qui regroupe parfois plusieurs milliers de spectateurs. Il est appelé dans presque tous les centres administratifs de son pays, ainsi que les universités. I1 est également sollicité à l'étranger : en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie, par des pays chrétiens, musulmans, mais aussi bouddhistes, hindouistes...

La conférence qui connut le plus grand succès fut, sans nul doute et jusqu'à ce jour, celle qu'il tint à Green Point, dans la région du Cap. Plus de trois mille personnes l'attendaient ce jour-là. Tout au long de son discours le silence le plus religieux régnait et une ovation générale vint conclure celui-ci.

Au tout début des années 50, Ahmed DEEDAT rédige son premier livret : "Mohammed dans l'Ancien et le Nouveau Testament". Ce livret marque le début d'une longue série d'ouvrages plus ou moins volumineux, traitant de sujets divers - religion, politique, sémantique - tous aussi riches les uns que les autres, et qui incitent le lecteur, qu'il soit d'obédience musulmane ou chrétienne, à se remettre en question a chaque question posée ainsi qu'à chaque réponse donnée.

Parmi tous les ouvrages que Ahmad DEEDAT a rédigés deux sont particulièrement marquants : "La Bible est-ce la parole de Dieu ?" et "Les Arabes et Israël: conflit ou conciliation ?" Autant de sujets délicats qu'Ahmed DEEDAT tentent d'approcher, en établissant une étude comparative entre l'Islam et les autres religions, et plus particulièrement le christianisme.

Comment cet homme qui se plaît à se définir comme un autodidacte réussit-il à mobiliser tant de personnes lors des conférences données dans son pays, mais aussi à l'étranger ? Pourquoi ses ouvrages et ses cassettes sont-ils traduits à présent ?

L'Homme est un personnage en lui-même. Il a pour lui un physique et un caractère fort, persuasif et des connaissances profondes dans le domaine de la religion, des religions, ainsi qu'un don incontestable d'éloquence. Ahmed DEEDAT est l'homme d'une mission.

IDEOLOGIE

La connaissance de Ahmed DEEDAT des Saints Livres chrétiens est incontestable. Tant lors de ses conférences, que dans ses ouvrages il semble jouer avec les textes religieux et les utilise à bon escient, parfois d'ailleurs à l'encontre de ses opposants ou amis d'autres courants religieux que le sien.

I1 se plaît à rappeler que dans son propre pays, l'Afrique du Sud, les musulmans ne sont qu'une très faible minorité, 2 % de la population sud-africaine. Est-ce là l'argument qui lui donne tant de force et d'élan dans son combat pour la défense et la propagation de la religion islamique ?

Serait ce le fait du racisme et de l'oppression qui règnent encore dans son pays et qu'il combat au travers de ses conférences qui lui fournissent l'énergie qu'il révèle et déploie dans sa mission ?

Doté d'un style net, clair, percutant et parfois très incisif, à la limite même de la polémique et parfois de l'insulte, il ne laisse aucun doute quant à ses intentions : défendre, défendre et toujours défendre l'Islam, sa religion et celle de millions d'autres individus de par le monde. Il n'utilise dans ses discours une logique à toute épreuve afin de démonter, d'annihiler les accusations lancées contre ses raisonnements ou sa religion et retourne ces mêmes arguments contre son adversaire qu'il laisse parfois sans réponse.

I1 utilise, manipule et retourne les textes de la Bible à l'encontre même de ses interlocuteurs chrétiens. Sa technique est simple : d'abord écouter silencieusement, acquiescer, puis la repartie vient, tombant nette et acerbe. I1 utilise les propres armes de ses adversaires pour les mettre hors de combat.

Bien qu'il avoue reconnaître Jésus comme un prophète, qu'il accepte certains concepts de la religion chrétienne, il reste au plus profond de lui-même attaché à la défense de l'Islam. Il n'a rien d'un fanatique. I1 raisonne, il explique, il démonte les arguments et élabore une théorie de l'Islam, sa théorie.

Car l'Islam, pour Ahmed DEEDAT, c'est la RELIGION par excellence, celle qui régnera et s'imposera au monde, effaçant toute autre religion ou tout autre mode de vie qu'il soit juif ou communiste ! I1 "considère l'islamisme comme la seule religion vraiment et purement monothéiste : et non moins le catholicisme avec ses saints, sa Vierge-mere, sa Trinité" (1). Sa tache dés lors consiste uniquement a montrer la voie de l'Islam.

S'il s'engage parfois dans de brèves déclarations, comme pour le livre de Salman Rushdie " Les versets sataniques" (2) ou la question palestinienne (3), pour ne citer que celles-ci, il marque une certaine prudence quant aux problèmes qui assaillent le monde contemporain. Certes, il reste ouvert aux idées qui l'entourent mais sa mission, avant tout, se résume à la propagation de la religion islamique. Même si au travers de ses écrits il est perçu comme un homme opposé à toute forme d'oppression, qu'elle soit physique, morale ou psychologique, à toute forme de colonialisme, qu'il soit politique soit économique, il se consacre entièrement et de façon prioritaire à l'islam.

1. André Gide, Journal, 1889-1939, Editions Gallimard, Paris.

2. "Que pensez-vous de Salman Rushdie, I'auteur d'origine musulmane de l'ouvrage diffamatoire "Les versets sataniques?"

"Je considère que c'est la l'individu le plus malsain et le plus vil que j'ai jamais rencontre. Je n'ai jamais imagine avoir connaissance, au cours de ma vie, d'autant de corruption morale, même de la part d'un non musulman. II est pourtant sensé être l'un des nôtres, il se veut musulman de naissance, mais en fait il n'est qu'un "Kafir" (" infidèle ").

Arabs News repris dans Al Burhaan, décembre 1988.

3. "A votre avis, que doivent faire les Palestiniens ?"

"Pour moi, il n'y a que deux façons de combattre : L'une d'elles est l'OLP et je n'ai pas le droit d'encourager un peuple a faire ceci plutôt que cela. Les musulmans ont échoué dans toutes leurs tentatives. Si vous ne pouvez enfoncer le mur afin de passer au travers, alors il faut chercher une solution ailleurs".

Arabs News repris dans Al Burhlan. , Décembre 1988.

Extraits du livre "Ahmed DEEDAT. Un homme, Une mission" par Annie GUERIN / Collection AFKAR 1993

DANS LA MEME COLLECTION écrit par Ahmed DEEDAT:

1. Mohammed (ç) le plus grand

2. Ce que la Bible dit de Mohammed (ç)

3. Le Coran, Miracle des Miracles

4. Mohammed (ç), le successeur naturel du Christ (P)

5. La Bible est-elle la parole de Dieu ?

6. Les Arabes et Israël : conflit ou conciliation ?

7. Crucifixion ou cruci-fiction ?

8. Le Christ (p) dans l'Islam

9. Quel est son nom ?

10. Le Dieu qui n'exista jamais

11. Quel était le signe de Jonas ?

12. Qui bougea la pierre ?

13. Résurrection ou ressuscitation ?

14. Mohammed (ç) N° 1

15. Mohammed (ç), le prophète de l'islam

16. Les musulmans à la prière

17. "Sa Sainteté" joue a cache-cache avec les musulmans

18. Sur le chemin du Coran

19. "Salât" - La prière musulmane

Son ascendant:
Suivant vénérable du Prophète (pbAsl), il fut surnommé "le cinquième des Califes Bien-guidés", tant qu’il leur emboîtait carrément le pas.
Le califat lui échut à la mort de Sulaymân ibn `Abd Al-Malik. Muhammad ibn `Alî ibn Al-Husayn (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) lui rendit hommage en disant: "Ne savez-vous pas que chaque communauté a son homme distingué; et que celui de la dynastie des Omeyades est, certes, `Umar ibn `Abd Al-`Azîz". Sa recherche de la science:
Dès son plus jeune âge, `Umar ibn `Abd Al-`Azîz cherchait à s’instruire. Pour ce faire, il assistait aux séances tenues par les grands jurisconsultes et ulémas. Pendant une certaine période, il se chargea du gouvernement de Médine.

La dignité du califat:
A la mort de Sulaymân ibn `Abd Al-Malik, on conféra la dignité du califat à `Umar ibn `Abd Al-`Azîz qui l’accepta à contre cœur. Il ordonna alors de faire l’appel à la prière. Quand tout le monde s’était réuni à la mosquée, il prononça un sermon. Ayant fait la louange d’Allah et rendu hommage à Son Prophète (pbAsl), il dit: "O gens! Je fus accablé de cette charge sans y être consulté ni la demander non plus… et sans la consultation de l’ensemble des musulmans. Je vous dispense du serment d’allégeance que vous m’avez prêté. Choisissez donc votre calife de pleine liberté". La foule hurla d’un seul trait: "O Emir des Croyants! Notre choix est tombé sur vous et nous sommes satisfaits de votre investiture. Prenez donc les rênes du pouvoir. Nous vous souhaitons la prospérité et la bénédiction". Il se mit donc à les exhorter à la piété, en leur inspirant l’horreur de s’adonner aux plaisirs du monde et en les incitant à ambitionner d’accéder au paradis. Il acheva son sermon, en disant: "O gens! Le calife qui se soumet à l’ordre d’Allah est digne d’être obéis et celui qui transgresse Ses ordres, ne mérite aucune obéissance. Tâchez donc de m’obéir tant que je me conforme aux préceptes divins. Si, par contre, je les brave, vous ne serez aucunement tenu à m’obéir". Puis, il quitta le minbar.
Le père et le fils, tête-à-tête après la prise du pouvoir:
Ayant rentré au logis, `Umar se mit au lit. Aussitôt qu’il se coucha sur le flanc, il vit venir vers lui son fils, `Abd Al-Malik, âgé alors de 17 ans. Celui-ci s’adressa à son père en disant: "O Emir des Croyants! Qu’est-ce que vous voulez faire?". – "O mon fils! Je veux faire un somme parce que je me sens très fatigué", dit `Umar. – "O Emir des Croyants! Vous allez sommeiller avant d’assister les opprimés?", dit `Abd Al-Malik. – O mon fils! J’ai veillé pendant toute la nuit dernière au chevet de votre oncle décédé, Sulaymân et quand on lancera l’appel à la prière de Zhuhr (midi), je guiderai la prière et prêterai secours, autant qu’Allah le voudra, à ceux qui souffrent de l’iniquité". – "Est-ce que vous êtes sûr, O Emir des Croyants, de rester en vie jusqu’à midi?!". `Umar se leva tout de suite, embrassa son fils en le serrant contre lui et dit: "Louange soit à Allah qui m’a favorisé d’une descendance qui m’aide à s’affermir dans ma religion". Puis, il chargea un héraut de transmettre ce message au peuple: "Que les victimes de l’injustice exposent leurs griefs". `Umar se mit dans la suite à réparer les diverses injustices.

Son équité:
`Umar (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) convoqua un groupe de jurisconsultes d’ulémas et s’adressa à eux en disant: "Je vous ai réuni pour vous consulter au sujet de ces injustices qui m’ont été formulées. Donnez-en-moi donc votre opinion?". Ils disent: "O Emir des Croyants! Ces iniquités furent commises avant votre règne et le péché n’incombe qu’au coupable". Cette réponse inquiéta `Umar qui adopta enfin l’avis de quelques-uns parmi eux dont son fils `Abd Al-Malik qui le conseilla en disant: "Je vois que ces injustices doivent être réparées, tant que vous en avez eu connaissance. Sinon, vous en serez complice". Ayant agrée cet avis, `Umar se remettait à rendre la justice.

Son décès:
Son califat très bref ne dura que deux ans et demi et il décéda après avoir régné en toute équité et en se conformant aux décrets d’Allah, le Très-Haut

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