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L'Islam est universel. C'est une réalité. Cependant, certains font preuve d'incohérence et de non sens lorsqu’ils disent que c'est aux sociétés de s'adapter à l'Islam et non l'inverse. Un non sens car ils confondent universalisme et uniformise.

 

L'uniformisme c'est rester le même sur le fond comme sur la forme peu importe le temps et le lieu. Ce serait comme un militaire ou un élève qui garderaient leur uniforme peu importe où qu'ils soient.

 

L'universalisme c'est pouvoir rester le même mais en ayant la faculté de se décliner selon les temps ou les lieux. Un peu comme un verbe que l'on conjuguerait. Son essence serait toujours la même mais sa forme changera et il conserverait le même sens.

 

C'est en cela que l'Islam est universel. Ses principes visent le bien commun et sont reconnus de tous, musulmans comme non-musulmans. C'est ce qu'on appelle d'ailleurs la fitra, c'est à dire la saine nature, celle que chaque enfant a en lui et qui se modifiera selon les influences qu'il subira.

 

L'Islam a donc la capacité de se conjuguer à n'importe quel temps. Ses principes trouvent écho dans n'importe quelles cultures et peuvent résoudre les problématiques de chaque société.

 

Donc l'Islam est un culte et une spiritualité, dans le sens où l'adoration de Dieu est régie par des normes et c'est aussi un esprit, c'est à dire une manière de lire les mondes, soit les sociétés. C'est aussi là un des sens du verset :

 

« al hamdulilahi rabbi al alamin ».

 

Les cultures ont chacune leur spécificité et leur esprit hérités de leur histoire. L'islam n'a pas vocation à rayer les Histoires et à remplacer les cultures par des modèles de sociétés de l'arabie du 7 ème siècle. Il a plutôt la capacité de se renouveler pour épouser les valeurs positives des sociétés qu'elle rencontre et les réformer vers le mieux.

 

Ce n'est pas certainement pas un personnage dont les livres d'histoire en France font la promotion. Pourtant, Abbas ibn Firnas fût le premier aviateur de l'Histoire et même l'un des précurseurs de l'aéronautique selon wikipédia.

 

Philosophe, chimiste et poète, rien que ça, Ibn Firnas n'était pas seulement un théoricien mais un vrai Homme qui n'hésitait pas à expérimenter ses projets lui-même en prenant des risques inconsidérés. Ça change des pseudo-scientifiques d'aujourd'hui qui pour répondre aux impératifs de l'industrie de la science travaillent aux rendements et font prendre les risques aux cobayes, souvent des pays pauvres. En effet, à 70 ans, Abbas ibn Firnas n'hésita pas à se lancer d'une tour équipé de deux ailes qu'il s'était fait fabriquer. Il resta un certain temps à planer, chuta et se fractura les deux jambes.

 

Ibn Firnas pour les jeunes c'est un meilleur exemple que Ribéry, Booba ou Jamel. Mais c'est moins marrant, trop sérieux et ça ne pousse pas à la consommation. Encore une négation de l'apport des musulmans à la civilisation occidentale.

"Vivre ensemble avec ses différences". Ceci est un des défis auquel ont dû faire face tout groupe d'individu, du plus petit au plus grand.

La particularité de la création est qu'elle est diverse, chacun a sa personnalité, sa façon de penser, d'agir, ses spécificités. C'est ainsi que Allah nous a crée.

Cependant, aujourd'hui beaucoup confondent diversité et division et ceci est une erreur fondamentale qui nuit aux efforts dans le sentier de Allah azza wa jal.

Chaque personne a des qualités et des prédispositions que Allah, dans Sa Générosité, lui a accordé. Chacun a des préférences, des spécialités dans un ou des domaines et a certaines lacunes dans d'autres.
Il est clair que nous ne sommes pas des clones.

N’y avait-il pas, chez eux, d’un côté le doux Aboû Bakr, de l’autre le vigoureux Umar?
L’ascète Abou Dharr, qui refusait de mettre de côté des économies, et le richissime Abd ur-Rahmân ibn 'Awf, qui possédait d’innombrables caravanes ? Ubay ibn Ka’b et Zayd ibn Thâbit n’étaient-ils pas renommés comme hafiz ? Abû Moussâ al-Ach’arî n’était-il pas connu comme qâri ? Abdullâh ibn Abbâs comme mufassir ? Abû Hurayra comme transmetteur de Hadîths ? Abdullah ibn Mas’oud comme grand faqîh ? Qays ibn Chammâs comme orateur ? Hassân ibn Thâbit comme poète ? Abdullah ibn Omar n’était-il pas, plus que tout autre, passionné pour l’imitation de chaque acte du Prophète ?… (Radhiyallahu anhum adjma’ïn.) 

"Le Paradis a 8 portes...", a dit le Prophète (propos rapporté par al-Bukhârî, 3084). Chacune de ces portes est réservée à une catégorie de personnes donnée : "Celui qui faisait partie des gens de la prière (salât) sera appelé par la Porte de la Prière. celui qui faisait partie des gens de l'aumône sera appelée par la Porte de l'Aumône. Celui qui faisait partie des gens de l'effort (jihad) sera appelé par la Porte du Jihad. Celui qui faisait partie des gens du jeûne sera appelé par la Porte du Jeûne" (rapporté par al-Bukhârî, 3466, et Muslim, 1027).


Ici, l’expression " gens de la prière" ne désigne pas ceux qui ne feraient que la prière et négligeraient jusqu’au jeûne du Ramadan ; les termes "gens de la charité" n’indiquent pas non plus des personnes qui se contenteraient de donner l’aumône en laissant de côté jusqu’aux 5 prières obligatoires… Non. D’après les explications de an-Nawawî (Shar’h Muslim), de Ibn Hajar (Fat'h ul-bârî) et de Alî al-Qârî (Mirqât ul-mafâtîh 4/201), il s’agit de ceux qui pratiquaient tout ce qui est nécessaire en islam, tout en éprouvant pour un certain acte d’adoration un attachement tout particulier, au point d’y consacrer un temps important et de l’accomplir abondamment de façon facultative : la prière, la charité, le jeûne, le jihad (littéralement "effort", et non "guerre sainte"), etc…


Le Prophète (sallallahu alaihi wa salam) a dit: "Que personne n'accomplisse la prière de l'après-midi si ce n'est chez les Banû Qurayza", les Compagnons se mirent en route vers le lieu indiqué ; l'heure de la prière de la fin de l'après-midi (al-'asr) étant survenue alors qu'un certain nombre de Compagnons étaient encore en chemin, un groupe parmi eux déclara alors qu'il n'accomplirait la prière qu'une fois arrivé chez les Banû Qurayza, l'heure légale dût-elle se terminer – le Prophète n'avait-il pas dit : "Que personne n'accomplisse la prière de la fin de l'après-midi si ce n'est chez les Banû Qurayza" ? Tandis que d'autres Compagnons firent valoir que là n'était pas ce que le Prophète avait voulu dire, le sens de sa parole étant plutôt : "Que chacun s'efforce d'arriver chez les Banû Qurayza avant la fin de l'heure de la prière d'al-'asr". Lorsque ces Compagnons rejoignirent le Prophète, ils lui firent part des interprétations différentes qu'ils avaient eu de sa parole. Le Prophète ne blâma alors aucun des deux groupes. (Ce récit, dont le sens global est ici mentionné, est rapporté par al-Bukhârî et Muslim.) Ibn ul-Qayyim, décrivant les positions des deux groupes de Compagnons, dit des premiers que s'ils ont agi comme ils l'ont fait, c'est "par délaissement de toute interprétation (ta'wîl) différente du sens littéral (az-zâhir)" ; et du second groupe qu' "ils ont été jusqu'à la compréhension de ce que le texte voulait d'eux" (Zâd ul-ma'âd, tome 3 p. 131). Ibn ul-Qayyim écrit également des premiers qu' "ils ont pris en considération le sens littéral (az-zâhir)" et des seconds qu' "ils ont pris en considération l'objectif (al-ma'nâ) [également]". Il conclut : "Ces Compagnons-ci sont les prédécesseurs des savants qui prennent le sens littéral (ahl uz-zâhir), ceux-là les prédécesseurs des savants qui penchent pour la prise en compte de l'objectif et le raisonnement par analogie (ahl ul-ma'nâ wal-qiyâs)" (A'lâm ul-muwaqqi'în, tome 1 pp. 155-156). Il écrit encore : "Les savants ont des avis divergents à propos de savoir lequel des avis de ces deux groupes était correct" (Zâd ul-ma'âd, tome 3 p. 131). An-Nawawî a écrit des propos très voisins (Shar'h Muslim, tome 12, p. 98).


Pour conclure ce bref article, nous disons qu'il est temps de cesser de regarder son frère comme un ennemi! Chose paradoxale, quand un frère regarde son voisin priant d'une façon différente ou ayant quelques erreurs dans certains domaines, il le fustige (dans son dos bien sur) et "fait un radd" (critique) et est même prêt à mettre en garde contre lui. Et quand ce premier frère croise un jeune qui est loin de l'islam, qui boit et qui ne s'intéresse pas à l'islam, alors il est doux, clément avec lui (ceci est un bon comportement bien sur). Mais celui qui fait des efforts, qui prie, qui lutte, qui aime l'islam et adore Allah ne mérite-t-il pas plus de reconnaissance?


De plus, la diversité, en france, n'existe quasiment pas dans les fondements de la religion. A force de "sacraliser" la aqida (le dogme), beaucoup de frères examinent les différents mouvements et associations point par point dans l'espoir parfois de déceler la moindre erreur qui les renverrait à l'égarement.


Enfin voici la parole de Allah le Miséricordieux:

"Seigneur, pardonne nous ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédé dans la foi. Et n'assigne à nos coeurs aucune rancoeur, vis-à-vis de ceux qui croient. Seigneur Tu es Compatissant et Miséricordieux" (59/10)

 

 
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